Kaleidescape passe au Blu-ray d’une façon originale

multiroom kaleidescape blu-ray

Kaleidescape avait prévu une annonce officielle hier le 11 mai, on se doutait un peu qu’elle concernerait le Blu-ray. Et le sujet était bien celui-là : via un nouveau player avec platine Blu-ray intégrée, le M500, on peut désormais copier ses Blu-ray sur les serveurs existants. Kaleidescape en a profité pour remettre à jour l’interface graphique avec cette fois un affichage en 1080p natif. Le Mini Player capable de lire les Blu-ray stockés prend lui la référence M300.

Passons maintenant à l’originalité dans cette démarche du passage au Blu-ray. On sait que la copie de disques posent d’énormes problèmes à tous les fabricants souhaitant se lancer et perdurer sur ce marché (Xperinet, Escient, Sunfire, …), et plus particulièrement à Kaleidescape qui est toujours impliqué dans un procès en cours à ce sujet. Avec ces produits, le problème a été résolu simplement : on insère ses Blu-ray un à un pour les copier dans le serveur, puis pour en lire un en particulier, le disque original correspondant doit être présent dans le player M500 !

Côté respect des règles d’anti-copie et d’anti-piratage, on ne peut pas faire mieux. Par contre, pour l’utilisateur, l’intérêt est limité. Si il doit insérer chaque disque qu’il veut visionner à quoi cela sert-il de les copier dans un serveur ? Kaleidescape répond avec plusieurs avantages : les Blu-ray sont dans l’interface graphique accessibles depuis n’importe quel player (mélangés avec ses DVD, cela donne une vision globale de sa bibliothèque de films), on peut insérer le disque dans un player M500 mais le regarder dans une autre pièce avec un player M300. Une fois que le Blu-ray est copié, ce n’est plus lui qui est lu mais sa copie dans le serveur. On perd du temps à insérer le disque, mais le démarrage du film est immédiat, l’insertion du disque ne servant pas à sa lecture mais à la vérification de sa possession par l’utilisateur. On reste quand même un peu sur sa faim…

Là où le concept devient bien plus intéressant, c’est que Kaleidescape a d’ors et déjà annoncé pour 2011 la sortie d’un changeur Blu-ray d’au moins 100 disques (on n’en connaît pas encore la contenance exacte, ni le nombre maximum que l’on pourra chaîner). On insère le disque dans le changeur, il est copié dans le serveur. On doit alors laisser le disque dans le changeur, ce qui permet de vérifier son existence physique, et si cette vérification est ok, la copie sur le serveur est accessible en lecture sur tous les player M500 et M300 de l’installation.

La méthode est originale. Mais à bien y réfléchir, je trouve l’idée pas mauvaise du tout, avec le changeur obligatoire bien entendu. Les problèmes de droits de copie sont contournés grâce au changeur, et simultanément, grâce à la copie sur serveur, la diffusion multipièces est possible. On a donc les avantages combinés du changeur et du serveur. Si l’on achète tous ses disques (pas de location ou d’emprunt possible) et que l’on ne télécharge jamais, je ne vois pas de défaut à cette solution. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Source : CE Pro

28 commentaires

  1. Bonjour,

    Sans chargeur je ne vois aucune utilité si ce n’est regardé dans une autre pieces et meme une fois que j’ai cherché mon film et vu le prix d’un lecteur blu ray par rapport un player Kaleidescape autant equiper chaque télé d’un lecteur blu ray.

    Avec le chargeur c’est un peu plus interressant mais je possede environ 600 film blu-ray et dvd confondu ça veut dire 6 chargeur+ un espace de stockage de plusieur Tera.
    Quid du bit rate parce que si l’on garde celui d’orgine du bluray il faut environ 2to pour 100 films.

    Pour moi la solution passe par l’illegalité je rip mes dvd et blu ray(dont je possede les originaux)en limitant le bit rate sur un mediacenter ayant 2 to de stoskage et chaque téléviseur à soit un mediacenter soit un lecteur multimédia.
    ne revons pas 2to ne permettent pas de stoker tous mes films mais ça suffit pour mes films favoris et surtout les dessins animés de mon fils.

    avantage d’un systeme pc par rapport au Kaleidescape
    le prix
    l’encombrement(un chargeur 100 bluray c’est gros).
    on peut gerer la qualité de ses films pour éviter de prendre trop de place sans pour autant que l’on constate à l’oeil une perte de qualité.

    inconveniant
    l’investissement personnel est important.
    on n’est plus dans la l’egalité meme si l’on possede les originaux.

    salutations

  2. invendable et trop lourd en investissement car évidement sans le changeur, bonjour les manipulations.
    Je me vois mal investir avec une collection de 200 blu-ray voir plus dans le temps.
    Sachant que pour ce qui est de la « légalité », on peut copier un blu-ray 50 Go pour pas trop cher maintenant.
    Donc c’est un argument que les studios ne pourront plus utiliser dans un proche avenir quand on regarde les solutions alternatives : lecteur Dune ou Popocorn avec nas thecus 7700 ou 8800 ou qnap 809.
    La solution : le serveur se connecte à un serveur sur internet ou l’on aurait préalablement enregistré sa collection (nom prénom etc., code barre et numéro de série inscrit sur le disque).
    Plus d’investissement lourd, le serveur se connecte avant la lecture pour vérification sur le serveur déporté de kaleidescape

  3. Olivier >

    Ce n’est pas le même principe chez Crestron étant donné qu’à aucun moment les disques dans le changeur Crestron ADC-200BR ne sont rippés. On lit donc physiquement le disque depuis le changeur, le multipièces avec des films différents simultanément est impossible. C’est une différence de taille et seul Kaleidescape propose cette solution de rip + changeur « de rangement ».

  4. Tant que le chargeur (vendu à quel prix) n’est pas sorti, le blu-ray sous kaleidescape ne « sert » à rien. Je rejoins Manu sur ses idée.

  5. Gwendal >

    Tu voudrais donc dire qu’au moins une autre société propose un système de stockage de Blu-ray respectant la loi grâce à la présence simultanée du disque en cours de lecture dans la platine, ou un changeur, et de sa copie bit à bit non « craquée » sur disque dur ?

  6. @ alban : la loi c’est la loi, ce qui se passe chez les gens c’est leur problème… Malheureusement la loi est très restrictive pour les constructeurs ou autres.
    Mais je voulais dire simplement que Kaleidescape comme Mr Toutlemonde peut Ripper son BluRay ou son DVD en .iso et pouvoir le lire sur un media center en démontrant que vous avez l’original lors d’un contrôle ; je ne pense pas que les forces de l’ordre fassent une chasse aux sorcières !

  7. @ alban : le jeu est de contourner cette loi hyper restrictive dans le « stockage » et la lecture d’une vidéothèque HD. C’est ce que je fais : je dis à mes clients qui va vous empêcher de stocker ou faire une copie de sauvegarde en un ISO DVD ou de numériser en 720p ou 1080p un BR ? personne vous êtes responsable mais qui ira chez vous le vérifier ?
    D’autre part la VOD devient plus importante que la vente de Supports DVD/BR. Donc le marché évolue dans un offre numérique. Le tout pour nous, installateur ou consultant, d’adapter nos produits à ce marché… mais Kaléidescape est hors sujet…

  8. @ all : l’avenir, perso je le vois dans une machine avec OS X (stable) avec un soft libre évolutif côté server qui transcode de l’Audio en DTS MA et du 1080p via le DLNA/uPnP AV vers des Players (audio et/ou vidéo) et on a du multicast multiroom et consors sans fil (http://www.hdconvergence.fr/2010/05/11/bataille-des-normes-pour-les-60-ghz/) ou en RJ45 1Gb qui sont à l’heure actuelle suffisant pour une diffusion sans faille ! mais bon c’est mon ressentiment personnel 😉

  9. Pour kaleidescape, je n’oserai pas vraiment proposer un systeme de Video a la demande ou le bluray doit être présent sans un changeur bluray.

    Je n’ai vu que très peu d’allusions au produits Vidabox sur multiroom, ils ont une belle gamme de produits du simple media center tout en un au serveur 24disques durs pour stocker jusqu’a 800 blurays.
    Je les ai connus a l’ISE amsterdam, c’est basé sur windows media center mais le tout packagé et ils supportent l’archivage des bluray depuis plus d’un an, et sont distribués en Europe.

  10. Personnellement, cela me choque !

    Qu’un constructeur soit obligé de concevoir une telle « usine a gaz » (et à un coût prohibitif), pour éviter les procès, montre bien à quel point les studios font la loi, au mépris de l’intérêt des consommateurs et donc de ses propres client.

    Pour gérer une collection de 100 Blu-ray, cela fait une installation a combien ?
    serveur + chargeur + lecteur(s) = 20 000€ ?

  11. @Gwendal: ce sont tes produits développés ? meme question.

    @jay: un media center Vidabox Slimv3 avec 160bluray de stockage sans serveur déporté, environ 4000€, pas de RAID pour ce modèle.

  12. @ mickaël @ julien : oui et non ; je participe à une communauté et au développement d’un soft libre dont la prochaine version est une tuerie au niveau personnalisation, base de données et scrapping avancé (fiche de film) et en français ! Elle devrait sortir pour la rentrée ou cet été 😉
    PS : de plus ce soft supporte l’accélération matériel de la Carte Graphique du Mac 😉

    @ mickael : mon système HDC version High-End (10 To* en Raid 5 soit environ 400 BRD rippés en 1080 DTS/AC3 ou 150 ISO BRD) = 3.290€

    * extensible à 20 To en e-Sata

  13. PS :
    HDC à 3290 € : installation + configuration + media center + routeur wifi n + RAID 5 10 To, hors connectiques
    le media center : intel C2D 2,66Ghz + 4Go ram + HD 500Go + GFX NVIDIA // 16,51 x 16,51 x 5,06 cm – Largement suffisant pour lire un 1080p en HD-MA DTS (flux total d’un BRDRip environ 20Mbps)
    le Raid 5 : 24,8 x 23,3 x 15,7 cm – les 5×2 To sont WD caviar green (peu gourmand et hyper silencieux) connecté en RJ45 Gigabit x2 !

  14. Ok très bien. Les systèmes de stockage purement informatique à base de PC ou de Mac, j’en ai déjà parlé de nombreuses fois. Il existe des tas de produits sur le marché entre les solutions industrialisées (disponibles en France comme Dipiom Media ou non comme S1Digital, Niveus, Vidabox, Savant, …) et les solutions montées directement par le revendeur/intégrateur. Ces solutions sont multiples et bien connues de tous les intégrateurs.

    Il y a pourtant une chose que vous essayez de minimiser en tant qu’utilisateur final, mais qui ne peut pas l’être pour les professionnels intégrateurs comme c’est mon cas par exemple : on ne peut pas vendre à un client un système de rip illégal quel qu’il soit !

    La copie d’un BD ou d’un DVD est interdite sauf si le disque n’est pas protégé. Et tous les disques sont protégés. Pour faire une copie, il faut passer par un logiciel dont l’éditeur n’est jamais en France mais soit dans une île aux pratiques bancaires louches, soit le fait de bidouilleurs non identifiés. Bizarre non ? Comment se fait-il que les logiciels de rip DVD ou BD ne sont pas édités par Microsoft ou Adobe par exemple ? Parce que c’est interdit !

    Donc nous avons deux solutions : soit passer par un produit officiel tel que Kaleidescape, pour des clients qui en ont les moyens, soit laisser le client utiliser sa solution et l’intégrer dans un système plus global. Mais surtout ne pas lui vendre en tant qu’intégrateur ! S’adapter au marché, ce n’est pas forcément vendre à tout prix quitte à être dans l’illégalité.

    Dans tous les cas, il est impossible pour un intégrateur de communiquer sur la fonction ou la possibilité de rip des DVD et BD dans ses prestations. Sur la fonction de lecture, de catalogue, soit. Mais le logiciel de rip doit être acheté et installé par l’utilisateur final uniquement.

    Bien sûr que la police ne va pas faire des descentes chez tous les français pour vérifier si ils ont fait des copies illégales de leurs propres disques. Mais si jamais un jour c’était le cas, ne serait-ce que chez une seule personne, et que le serveur ou le media center avec le logiciel de rip lui a été vendu par un professionnel, je pense que ce dernier peut mettre la clef sous la porte immédiatement.

    Je n’ai pas envie d’être celui-ci, donc je ne fourni pas de solution illégale à mes clients.

  15. mickael >

    Vidabox en communiquant sur le stockage de Blu-ray ne peut typiquement pas être vendu légalement en France. Je souhaite bonne chance à celui qui se risquera à l’importer.

    C’est pour cela également que les jours d’Imerge et son serveur de stockage de Blu-ray sont comptés :
    http://www.cepro.com/article/imerge_mulls_future/

    Je préférerai que l’on cherche des solutions efficaces pour mieux marketer et vendre la VOD, la rendre plus accessible même en cas d’ADSL faible débit, comme a l’air de pas trop mal le faire Vudu de l’autre côté de l’océan (http://www.vudu.com/). Ou encore comme veut le faire XStreamHD via le satellite (http://www.xstreamhd.com/). En insérant la catch-up TV multi chaînes dans la même boucle, les serveurs et autres changeurs ne seront plus qu’un lointain souvenir. Ce qu’ils seront de toute façon un jour ou l’autre inéluctablement.

  16. et il a un gros desavantage à ce systeme qui n’a pas été evoqué On ne peut lire qu’un seul film en meme temps.
    donc si votre petit dernier regarde un dessin animé dans sa chambre oublié Avatar dans le salon.

  17. David >
    On ne peut lire qu’un seul film Blu-ray à la fois si on ‘na pas le changeur (à sortir). Avec le changeur, comme tous les disques sont recopiés dans le serveur, on peut lire autant de films simultanément que l’on a de zones.

  18. Bonjour,

    Je ne veux pas déranger vos discussions, mais je représente IMERGE en France qui produit le MS1HD avec rip et storage BluRay depuis cinq mois. La release finale a directement transformé tous les players IMERGE… Tout player est upgradable en HD (avec changement du CD par BluRay avec procédure WhiteGloves), et on monte facilement en stockage avec jusqu’à 48To en RAID6.
    Si vous ajoutez l’application Music Store Intégrée, avec plus de 10 millions de titres disponibles, vous obtenez la seule solution proffessionnelle de RIP, STORAGE et multi-room effectif en BluRay.

    Nous avons présenté les démonstrations à Toulouse, Marseille, Nancy, Bordeaux et sommes à Cannes le 17 Juin, puis à Paris en roadshow fin Juin…

    Pour ce qui concerne les jours d’IMERGE, ils sont bien loin d’être comptés, et j’ose vous rappeler qu’IMERGE a été la seule société à présenter sa solution et ses processus aux autorités américaines avant de lancer ses gammes de produits BluRay, et a évidemment obtenu le feu vert sans contrainte supplémentaire.
    Ce n’est pas parce qu’on ébranle un leader comme KAL qu’il faut dire n’importe quoi!

    Toutes les informations, et le lien avec développeurs et direction d’IMERGE, sont à prendre auprès du directeur technique france, Philippe Ponté (0612801236, philippe@nex6.com).

    Je vous souhaite à tous une excellente journée et un bon weekend
    Cordialement

  19. Fred >
    Je ne suis pas d’accord avec toi. La solution Imerge est parfaitement illégale et j’attends que l’on me prouve le contraire ! Quel logiciel effectue le rip des Blu-ray ? AnyDVD HD si je ne me trompe ? Où est la légalité là dedans à partir du moment où l’on utilise AnyDVD ! Ca m’étonnerait fort que le gouvernement US ait eu une parfaite connaissance du fonctionnement du système Imerge.

    A part ça, Imerge a-t-il les licences (DVD CCA) et Blu-ray (AACSLA) ? Parce que même avec la licence du DVD CCA, Kaleidescape est au tribunal.

    Dans le manuel Imerge :

    1) you agree not to copy or permit someone else to copy a commercial CD/DVD onto your Imerge system without the permission of the copyright owner.
    Il faut demander la permission à Sony, Disney, etc à chaque fois ?

    2) The system will only record unencrypted DVDs.
    Tous les DVD sont cryptés, alors comment le système fait-il sans craquer les protections ?

    La défense de Imerge est la suivante : on ne peut pas accéder aux DVD/Blu-ray rippés pour les exporter, on ne peut pas importer dans le serveur des rips de DVD/Blu-ray. donc on est légal. Est-ce que cette défense suffit ? Je ne pense pas, les majors ont attaqués Kaleidescape non pas sur l’histoire du stockage, mais sur le fait que pour pouvoir stocker, il faut craquer. La seule solution possible est alors : ok vous craquez la protection, mais si le disque est quand même présent en simultané dans le lecteur, on est d’accord. Là est tout le coeur du problème.

    Je ne suis pas pro Kaleidescape ou à genoux devant quelque leader que ce soit, mais pourquoi aujourd’hui tous ceux qui faisaient des serveurs arrêtent les uns après les autres ? Et pourquoi le leader dans ce domaine n’a trouvé qu’une solution bâtarde (stockage + changeur), solution qui n’assurera même pas forcément sa survie si ça se trouve ?

    Des solutions de rip et de stockage de DVD et de Blu-ray (via PC/Mac), il y en a des tas mais il ne faut pas se leurrer : elles n’ont pour but que le ripping illégal et le classement de fichiers downloadés illégalement.

    Ces solutions, en tant que professionnel, nous n’avons pas le droit de les commercialiser.

    Ensuite, quelle solution légale nous restent-il ?
    – le changeur multi disques, que seul Sony propose, et qui n’est pas dispo en France pour l’instant
    – cette solution Kaleidescape de changeur lié à du stockage, tant que les disques restent présents dans le changeur et qui fonctionne légalement aussi bien avec les DVD que les Blu-ray

    Je maintiens, et ça n’engage que moi (c’est dans les commentaires et non dans le billet), que les jours d’Imerge sont comptés, à moins qu’ils ne changent de cap ou de gammes de produits.

  20. Bonjour,

    @Alban (en particulier)

    J’ai beau relire l’article cité, je ne vois pas où il est dit que les jours d’Imerge sont comptés…

    Cela dit, je souhaiterais préciser une chose ou deux pour couper court à la désinformation actuelle en matière de copie :

    L’article L. 122-5 du Code de Propriété Intellectuelle (CPI) prévoit que lorsqu’une œuvre à été divulguée, son auteur ne peut en interdire les copies ou reproductions « strictement réservées à l’usage du copiste [c’est-à-dire, en principe, celui qui effectue la reproduction] et non destinées à une utilisation collective ». Cette disposition est reprise par l’article 211-3 du même code pour les artistes-interprètes et les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes. En vertu de cette exception, il est possible à tout un chacun par exemple de copier un film sur une cassette vidéo, un CD audio sur son disque dur, permettant à l’acquéreur légitime de jouir de l’œuvre comme il l’entend dans un cadre strictement personnel ou familial.

    Vous trouverez mes coordonnées dans le message de Fred Lhéraud plus haut.
    Cordialement,

    Cordialement,

  21. Je rajoute au dernier commentaire d’Alban :

    AnyDVD HD est installé une fois la machine livrée, avec une licence.
    On est donc dans le cadre de la loi.

    Le problème de KAL avec le DVD CCA est que la machine sortie d’usine craque la protection pour une reproduction « a grande échelle » (plusieurs dizaines de points de diff simultanés).

    Imerge s’est prémuni de la chose avant de commencer à travailler. Ils ont signé des accords avec les instances dirigeantes des studios de Hollywood (HDGiants) qui fait que « Imerge is clean and legal » selon ces mêmes instances.

    Pour ces mêmes raisons, Imerge ne sera pas ennuyé.

    Est-ce plus clair maintenant ?

    Sincèrement,

  22. Je n’ai pas l’habitude de partir dans tous les sens, et je ne vois pas en quoi il serait aussi compliqué d’admettre que KAL n’a pas bien négocié ce passage au BluRay (Pour des raisons qui leur appartiennent), alors que d’autres marques (Pas bien nombreuses je veux bien l’admettre) avaient investi sur ce standard!!!

    IMERGE a bien fait les choses, sinon on ne ferait pas une quantité croissante d’heureux en IMERGE & XIVASAFE sur les réseaux d’intégrateurs traditionnels.

    De toute façon le monopole c’est malsain… On l’a vu en AMX au début des années 2000, et aujourd’hui KAL n’avait pas le droit de se tromper dans ses choix industriels… Ils l’ont fait.

    Je suis étonné Alban qu’en droit français, toi qui est si méticuleux tu n’ais pas relevé la différence avec un ANYDVD installé après achat et un crack à la source installé industriellement.
    Ce doit être l’aveuglement !
    lol

    Bon weekend à tous et toutes (c’est pour Philippe)
    Slt

  23. Je le dis et le répète et le répéterai à ceux qui évoqueront le sujet autour de moi : je ne crois pas en l’avenir de Imerge.

    C’est un avis personnel basé sur mon expérience et mon analyse du marché. Je peux parfaitement me tromper, mais vous ne me ferez pas changer d’avis de sitôt.

    Pour reprendre vos derniers commentaires :

    – la copie privée est autorisée tant que l’on ne cracke par de protections. Pour copier un DVD, il faut un logiciel que l’on ne trouve que chez des éditeurs n’ayant pas pignon sur rue, la raison étant que c’est interdit de casser les protections. Comme tous les DVD sont protégés, on ne peut faire une copie privée de ces mêmes DVD.

    – AnyDVD est vendu par une société installée à la Barbade ! Vous ça ne vous dérange pas de vendre un produit incomplet au client en lui disant : si vous voulez copier vos Blu-ray, il va falloir envoyer de l’argent à la Barbade en échange d’un logiciel qui ne peut être commercialisé ailleurs dans le monde sinon il serait interdit, et votre produit sera complet. La preuve, nous même on ne peut pas vous le vendre. Par contre, nous, Imerge, on n’est pas au courant, on n’a rien vu, on veut pas le savoir, on ne vous a rien dit (et on l’écrit surtout pas dans le mode d’emploi, vu que c’est interdit). Si un jour par malheur c’est sur vous que ça tombe niveau contrôle, on niera tout en bloc en disant qu’on vous avait prévenu et que de toute façon, nous on ne vous a jamais vendu AnyDVD, on ne vous a vendu qu’un serveur pour Blu-ray qui ne savait pas copier les Blu-ray, on s’en lave les mains.

    – Je n’ai jamais dit que Kaleidescape était tout blanc, sinon ils ne seraient pas en jugement depuis quelques années. Juste qu’ils ont essayé de faire les choses dans les règles en achetant la licence DVD CSS, revendue ensuite à chaque client. Bien sûr que copier une fois pour diffuser vers plusieurs zones, là aussi on essaye de passer entre les gouttes. Mais le système Imerge fait la même chose, même si il peut couvrir moins de zones simultanées.

    – Je ne vois pas le rapport avec HD Giants qui n’existe plus et qui était une société qui vendait des packs de films sur disque dur, disque dur à relier à son PC Media Center pour profiter d’une collection déjà rippée (comme le fait Kaleidescape avec ses packs de films)

    – Je pense effectivement que Imerge ne sera pas ennuyé, parce que Imerge est tout petit et pas américain. Mais si les ventes Imerge venaient à « exploser », les ennuis leur tomberaient dessus comme ils sont tombés sur Kaleidescape.

    – Je ne dis pas que Kaleidescape a forcément bien négocié le virage du Blu-ray, que leur solution est idéale (j’ai même écrit « bâtarde » un peu plus haut), mais elle a le mérite de respecter ce pourquoi ils sont en jugement : ok pour lire une copie sur disque dur, mais le disque original doit être présent dans le lecteur pour être sûr qu’il appartient bien au client, que ce n’est pas une copie, le disque d’un ami ou un disque de location.

    – Il n’y a pas de rapport entre le nombre de ventes et le nombre de revendeurs et clients heureux (ça je n’en doute pas) et le fait que cela légitimise le système Imerge dépendant d’un logiciel illégal. Je ne veux pas prendre ce risque, tant mieux pour ceux qui le prennent pour le bonheur de leurs clients et à qui il n’arrivera probablement rien. Mais qui dit probable, dit aussi qu’il y a une chance que ça arrive.

    Enfin, plus loin que ces histoires de serveurs vidéo meilleurs ou moins bons qu’un autre, je pense que le véritable problème à régler n’est pas là mais sur ces différents points :

    – que ce soit Kaleidescape ou Imerge, on est en coût à plus de 100 Euros par disque Blu-ray stocké dans le serveur, en plus du prix du disque déjà acheté

    – aujourd’hui c’est tenable sur des projets très haut de gamme où les clients exigeants veulent du simple et efficace et sont prêts à mettre le prix, très bien

    – par contre, si on entre dans l’illégalité et que le client est prêt à faire de légers compromis sur l’ergonomie et la fiabilité, les solutions alternatives sont tellement nombreuses

    – et je ne parle pas de la VOD, qui va à terme rendre les serveurs vidéo totalement inutiles. Ok, la VOD c’est pour les clients à la ville, on n’est pas prêts d’avoir la fibre dans toutes nos campagnes. Ca veut dire que les clients haut de gamme sans très haut débit resteront les seuls clients potentiels pour les serveurs vidéo, ça réduit encore d’autant la cible potentiel et de ce fait la viabilité financière de ces fabricants de serveurs

    – les clients maintenant même dans le haut de gamme récupère des films sur le net ou via le disque dur portable d’un ami. Non pas qu’ils n’ont pas les moyens ou qu’ils sont radins, non, c’est juste une question de commodité dans leur vie souvent très occupée : ils récupèrent d’un coup plusieurs dizaines ou centaines de films, des récents qu’ils n’ont pas le temps d’aller voir au cinéma, ils ne perdent pas de temps à les commander sur Amazon, à se déplacer à la FNAC, puis à les ripper eux-mêmes un par un. Ca cadre parfaitement avec le mode de vie d’un client haut de gamme, sans qu’il y ait derrière une arrière pensée de quelque économie financière que ce soit, juste de la convénience. Si on leur proposait par exemple un accès mensuel à une VOD HD incluant tous les films depuis les débuts de l’histoire du cinéma, même à 99 Euros /mois ou encore plus, ils paieraient. A ce moment-là, ils gagneraient encore du temps et de la commodité sans avoir à récupérer le disque dur de leur ami rempli de films qu’il faut recopier sur leur NAS personnel ou à aller lancer les downloads en ligne.

    Bref, pour moi les serveurs vidéo dédiés n’ont pas forcément un grand avenir devant eux. Par contre, les solutions basés sur un changeur multi disques, tant qu’il y aura des disques physiques à acheter, j’y crois encore, certaines personnes sont attachées au fait de posséder l’objet disque et le boîtier qui va avec. Et si jamais on venait à officialiser la copie privée de DVD et Blu-ray en admettant que le client puisse craquer les protections pour son usage personnel, demain c’est Logitech, Netgear, Denon ou Pioneer qui sortiraient leurs produits à des tarifs bien plus avantageux qu’Imerge ou Kaleidescape et donc accessibles par le plus grand nombre.

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