Kaleidescape rejoint UltraViolet

kaleidescape ultraviolet

Comme on peut le vérifier ici, Kaleidescape vient bien de rejoindre le consortium UltraViolet (mes derniers billets détaillés sur le sujet ici et ici). Kaleidescape représente le haut de gamme du serveur vidéo avec la possibilité de stocker les DVD et Blu-ray dont on est propriétaire, et ce sans perte de qualité. Kaleidescape est impliqué dans un jugement où on leur reproche la fonction de rip des DVD. L’issue de cette affaire judiciaire qui dure depuis des années n’est toujours pas connue, mais elle pourrait avoir un impact très négatif sur le business de Kaleidescape. Pour la partie Blu-ray, Kaleidescape a fait plus simple en obligeant l’utilisateur à avoir l’un des changeurs multi-disques de la marque, changeur dans lequel réside physiquement ses disques Blu-ray.

Voici les commentaires qu’à fait Kaleidescape suite à leur adhésion au concept UltraViolet, par Tom Barnett, directeur marketing  produits chez Kaleidescape :

  • Nous avons rejoint UltraViolet il y a deux mois (en avril) et nous n’avons pas encore de produits à annoncer pour l’instant. En tant que fabricant de produits, pour nous UltraViolet n’est qu’une application, mais à plus long terme, UltraViolet est une bonne solution pour nous car nous sommes tous dans le monde de la bibliothèque de films numérisés.
  • Ce qui est bien dans l’approche UltraViolet, c’est que nous n’avons pas à faire quelque transcoding vidéo que ce soit, et nous n’avons pas non plus à être fournisseur de contenus streamés. C’est une plateforme vraiment flexible.

Ce que l’on comprend bien à travers cette déclaration et le nombre de membres de plus en plus important mois après mois (LG, Philips, Samsung, Sony, Toshiba, …), c’est qu’UltraViolet, malgré des débuts toujours difficiles risque d’être une technologie bientôt incontournable. De plus, il est plutôt rare qu’une norme ou une technologie soit aussi bien adoptée par les fabricants de produits grand public que par les fabricants de produits de niche. Pour revenir plus spécifiquement à Kaleidescape, cette déclaration règle d’un coup deux des derniers sujet en cours :

  • « Nous n’avons pas à faire quelque transcoding que ce soit » – Kaleidescape n’a plus besoin de proposer une solution de rip, mais juste un espace de stockage et leur excellente interface de navigation dans la bibliothèque de films. En parallèle, la fonction de « rip vers UltraViolet » peut aussi être conservée.
  • « Nous n’avons pas non plus à être fournisseur de contenus streamés » – Le service de streaming de films en Blu-ray propriétaire à Kaleidescape qui a été repoussé sans date de sortie risque de ne finalement jamais voir le jour !

Je crois fortement en la solution UltraViolet qui règle d’un coup le problème du droit à la copie et du stockage sans fin. N’oublions pas que le système UltraViolet permet de télécharger ses films (si l’on veut être logique, juste ses derniers achats et ses favoris que l’on regarde plus d’une fois) depuis le serveur UltraViolet pour les stocker sur son disque dur ou sur un appareil portable. Et pour les disques physiques qui ne seraient pas encore UltraViolet, restent les changeurs multi-disques. En somme, un système de serveur vidéo sans la technologie UltraViolet risque d’être bientôt relégué au rang des antiquités.

Source : Inside CI

5 commentaires

  1. Dans vos articles traitant du stockage de medias physiques
    sur disque dur grâce à des solutions de type informatique,
    (cf. Kaleidescape, pour ne pas la citer),
    vous semblez faire l’apologie de cette société,
    et de ses produits ?

    Mais quand en est-il de la concurrence ?
    Je pense notamment à l’entreprise ReQuest,
    et à ses solutions multimédias.

    Et surtout, de telles solutions pourront-elles
    continuées à exister, aprés l’annonce d’Ultraviolet ?

  2. Chris >

    Je trouve que l’interface à l’écran et l’ergonomie dans son ensemble du système Kaleidescape en font un produit idéal. Il faut aussi noter le service de suivi dans le temps de monitoring des serveurs installés et de mise à jour automatique de la base de film, base propriétaire à Kal et non basée sur des services gratuits en ligne.

    Le fonctionnement est compréhensible de tous sans aucune formation ni lecture de mode d’emploi aussi bien pour regarder un film que pour ajouter un film à la bibliothèque. Aucun autre fabricant n’arrive à faire aussi simple à ce jour.

    Cela se fait avec des contraintes (pas de fichiers rippés ou téléchargés, uniquement des disques originaux) et à un coût certain. C’est le revers de la médaille du système Kal.

    Ensuite, il y a des produits plus ou moins fermés comme ceux de ReQuest, FusionResearch ou Crestron ADMS, qui sont déjà moins accessibles à tous car ils peuvent nécessiter des manipulations plus techniques.

    Enfin, il y a les solutions multimédia telles que celles de BNM Video, Mozaex et des tas d’autres, basées le plus souvent sur Windows Home Server, Windows Media Center et MyMovies. Pour quelqu’un qui s’y connait un peu, le résultat est identique en terme de fonctionnement (mais jamais en terme d’ergonomie par contre). C’est pour cela que je dis qu’il faut s’y connaître un petit peu.

    Toutes ces solutions continueront à exister encore un certain temps. Il y a aussi les solutions à monter soi-même du type XBMC et Plex. Mais il est certain qu’à terme, à partir du moment où la connexion haut débit ou très haut débit sera généralisée, c’est dans le cloud que tout se passera. Le stockage local ne servira plus que de mémoire tampon.

    Quel est l’intérêt de stocker le même fichier d’un film identique sur des milliers de disques durs de par le monde ? Disques qui sont alors dans des serveurs qui consomment : tous additionnés, ça commence à faire. Alors qu’il suffit de le stocker une seule fois dans un serveur centralisé pour tout le monde.

    Reste les cas particuliers : dans un endroit qui ne sera jamais couvert par le haut débit comme un chalet en haute montagne ou une maison perdue dans les bois, ou encore les bateaux. D’ici là, peut-être arrivera-t-on à faire de la transmission 5G ou 6G à ultra haut débit sans contrainte !

  3. Kal c’est ergonomie et fluidité de l’interface à l’usage.
    en terme de qualité vidéo, on a vu largement mieux ailleurs, idem en audio.
    Les tarifs sont « de niche »… et cette marque enferme soigneusement sa clientèle…
    avec des disques durs à 1200€ pièce pour 2To.

    D’un autre côté, il y a effectivement les solutions WHS + Mymovies plus ou moins développées et francisées. Je ne peux que parler de BNM qui propose un suivi en français et une disponibilité qu’aucune marque ne peut se targuer d’avoir à ce jour. La qualité d’image est irréprochable et il suffit de jouer avec son iPad pour retrouver des fonctionnalités proche de celle de Kal (qui reste le référence tant en terme de prix que de facilité d’utilisation).

    Après, un Apple TV à 119€ par pièce et des films a 17€ maximum achetés en HD, ça laisse du temps avant d’arriver au tarif d’un BD + son stockage… mais c’est Apple et ça ne fera pas là non plus l’unanimité.

    ok le Cloud, c’est le top mais la clientele Kal initiale c’est le yachting et le chalet au cul du loup loin des réseaux c’est bien connu 🙂

    Curieux de voir ce qu’UltraViolet va proposer.
    Pourtant une connexion internet satellite ne coûte plus des millions 😉

  4. Sinon, une des solutions (pour contrer une dématérialisation totale des medias), serait d’associer deux concepts :

    – un service de télévision par ADSL ou par Fibre Optique,
    comme ceux proposés par les opérateurs (NeufTV de SFR,
    LiveTV d’Orange, … ).
    La solution réside dans les services annexes,
    notamment les possibilités de location de vidéos,
    de documentaires, et de films,
    avec une qualité pratiquement équivalente au DVD
    (et au CD Audio, pour l’achat de musique en ligne).

    – des solutions de stockage de type serveurs informatiques audio/videos, comme en propose AMX, Crestron, Elan Home Systems, et Request. Sachant que la musique achetée en ligne peut étre transféré sur ces serveurs, et que tout
    le contenu, à l’exception des BR, peut étre échangé en produits d’une même marque, dans le cas de plusieurs résidences secondaires.

    La 1ére solution marche pour les films et sorties récentes, puisque tout le monde y a accès. Les films loués sont stockés localement, le temps de la durée de location, puis éffacés. Seule la musique en ligne peut étre conservé durablement.

    La 2éme solution convient pour ceux qui, comme moi, posséde une grande quantité de DVD, et CD audio, qu’ils utilisent dans un cadre strictement privé, le BR étant, eux, simplement lus depuis un lecteur type chargeur.

    Cette manière de procéder réunit les avantages du stockage dematérialisé, et des serveurs audio et vidéos personnels (indispensables pour un home-cinéma), sans leurs inconvénients respectifs.

  5. Chris >

    Mon point de vue va dans le même sens. Et on peut le faire aujourd’hui, ou presque, avec :

    – box FAI ou AppleTV pour la VOD
    – Ultraviolet intégré dans Kaleidescape ou autre pour le stockage dans le cloud et à domicile à la fois, avec possibilité de l’utiliser dans plusieurs résidences
    – Kaleidescape ou Sony (fin de vie) pour le changeur Blu-ray
    – iTunes Match pour sa musique stockée dans le cloud et accessible de n’importe où, donc dans plusieurs résidences

    Effectivement, il n’y a pas un produit unique, mais c’est une association de produits pour l’instant.

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