Présentation Sony : prise en main rapide de la Tablet S et du casque vidéo 3D HMZ-T1

sony tablet s

Invité par Sony la semaine passée lors de leur journée presse parisienne, j’ai pu prendre en main les derniers produits de la marque, dont la très attendue tablette tactile Tablet S. Pour faire suite au billet sur sa fonction de télécommande universelle, j’ai souhaité vérifier en vrai ce que cela pouvait donner.

La Sony Tablet S en mode télécommande

La tablette est commercialisée avec un dock en option qui transforme instantanément la tablette en cadre photo numérique ou en horloge design. Je saisis la tablette et la première impression qui me vient est « plastique ». Habitué à l’iPad, on n’est pas du tout dans le même monde en terme de qualité ressentie. La Sony Tablet S semble plus robuste sur les photos qu’en vrai. De plus, il y a des rainures autour de l’écran qui risquent de vite accumuler la poussière. Malgré cela, la prise en main est excellente.

Ce format spécifique avec l’arrière de la tablette plus épais est très agréable. Finalement, ce boîtier en plastique associé à la prise en main donne un objet léger plus compact qu’il n’en a l’air et bien plus pratique à utiliser en mode télécommande qu’un iPad. De ce côté là, il n’y a pas photo ! C’est sûrement le format plus allongé de la Tablet S qui donne cet effet. Elle mesure 241 x 10.1 x 174 mm contre 241 mm x 8.8 x 186 mm pour l’iPad 2. On perd donc 1,6 cm sur la hauteur. Cela s’explique en étudiant la résolution de ces deux produits : l’écran de la tablette Sony affiche une résolution de 1280×800 pixels, alors que celui de l’iPad n’affiche que 1024×768 pixels.

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Lançons maintenant l’application de télécommande. Celle-ci est déjà configurée pour les besoins de la journée presse avec un téléviseur Sony, une chaîne Sony et un lecteur Blu-ray… Sony. La navigation entre les éléments s’effectue en faisant glisser le doigt vers la droite ou vers la gauche. Les icônes au grand format utilisées pour représenter les différentes sources sont superbes. Une fois l’appareil sélectionné, une ou plusieurs pages de boutons sont disponibles. Là aussi, le passage d’une page de boutons à une autre se fait en glissant le doigt.

Une page avec uniquement les touches principales (volume -/+, chaîne -/+) prenant tout l’écran est également disponible. Le zapping n’en est que plus aisé : on n’a pas besoin d’appuyer précisément sur de petits boutons graphiques. Car là aussi, sur cette page spécifique, faire glisser le doigt ver le haut active la fonction affichée en haut, qui est l’augmentation du volume, et ainsi de suite : glisser vers le bas pour baisser le volume, vers la gauche pour revenir en arrière ou vers la droite pour zapper en avant. On peut quasiment monter ou baisser le volume sans regarder l’écran. Ce qui règle ici un des gros problèmes de la télécommande tactile en général en comparaison avec une télécommande traditionnelle à boutons que l’on n’a pas besoin de regarder pour la manipuler. Enfin, quand on a bien mémorisé l’emplacement des touches et que celles-ci ne sont pas trop nombreuses…

L’ajout de nouveaux appareils se fait directement depuis la tablette, sans avoir à passer par un logiciel à installer sur un ordinateur. L’ajout d’un nouvel appareil se fait depuis la page principale. On sélectionne le type d’appareil, puis on peut lui associer un visuel. A priori, on ne peut choisir que dans la bibliothèque intégrée, et non importer ses propres visuels. Et ici, les visuels correspondent globalement à des produits Sony, alors que la télécommande est bien universelle et pilote toutes les marques.

sony tablet sL’écran suivant demande de sélectionner la marque de l’appareil. Une fois choisie, la télécommande ne demande pas la référence exacte mais propose tous les codes possibles pour un téléviseur Toshiba par exemple. On appuie sur la première touche et on vérifie si celle-ci a fonctionné avec le téléviseur Toshiba. Si ce n’est pas bon, on passe à la suivante. Dès qu’une des touches fonctionne, on valide. Toutes les pages avec toutes les touches correspondantes à cette TV Toshiba sont alors créées automatiquement. La base semble très complète, j’ai trouvé par exemple sans problème le Cube de CanalSat.

Au final, on a une télécommande tactile dans un format idéal, avec une prise en main qui l’est toute autant, avec une facilité de configuration déconcertante. Par contre, on reste limité dans les fonctions : il n’y a pas de possibilité de créer des « activités » telles que « regarder un Blu-ray » qui allumerait la TV, le lecteur Blu-ray et la chaîne home cinema simultanément. C’est dommage !

On est passé pas loin d’une solution qui aurait pu être très compétitive. Mais avec la sortie toute récente de l’Harmony Link, qui sera de plus disponible sous Android, l’application télécommande infrarouge de la Tablet S ne peux pas lutter. Elle reste parfaite pour de petits systèmes sans prétention pour débarrasser la table basse de toutes les télécommandes infrarouge, sans avoir à faire de la programmation sur son PC, ni avoir à relier un récepteur WiFi à son réseau et des émetteurs infrarouge à bien positionner. Pour des configurations un peu plus poussées où ces opérations ne vous rebutent pas, la solution Harmony Link sur la Sony Tablet S devrait quant à elle être idéale.

Le casque Sony HMZ-T1 peut-il remplacer avantageusement un écran plat 3D ?

Lors de cette journée presse, tous les univers Sony étaient représentés avec les téléviseurs 3D ou les appareils photos, mais c’est le nouveau casque 3D qui a attiré mon attention. Le Sony HMZ-T1 intègre le son et l’image dans un gros casque filaire à relier à la sortie d’un lecteur Blu-ray ou d’une console PS3 (via un boîtier intermédiaire qui alimente le casque).

sony HMZ-T1Le premier espace de démonstration proposait un jeu de voitures de course sur PS3, jeu qui n’était pas en 3D. Une fois le casque sur la tête, et réglé pour qu’il tienne bien sur la tête sans trop appuyer sur le nez, on se retrouve parfaitement immergé car on est dans le noir total. Seule l’image apparaît devant nous. Mais au final, l’image reproduite n’est pas si grande que cela. C’est la forme du casque qui m’a induit en erreur. Cette forme arrondie donne l’impression que l’on va avoir face à soi une image au moins à 180°. Ce n’est finalement pas le cas et l’image est loin de remplir tout le champ visuel.

Dans le deuxième espace de démonstration, on passe sur un jeu cette fois-ci en 3D. Mes connaissances dans ce domaine sont très limitées, je n’ai pas retenu le nom de ce jeu de zigouillage à la mitrailleuse gros format. Ici, l’effet 3D prend tout son sens et je suis bluffé par le rendu. Les effets sortent de l’image et viennet remplir le champ visuel. Avec la vitesse du jeu, on est vraiment dans l’action.

Le troisième espace était dédié à la visualisation d’un film d’animation, ici aussi en 3D. La qualité d’image me semble très bonne, très contrastée, les couleurs sont pleine de peps. L’effet 3D est très sympa avec des éléments qui jaillissent pour venir très près des yeux. Je vois très peu de crosstalk, mais j’ai du mal à bien régler les lentille devant chaque œil. On peut les écarter ou les rapprocher, mais le point idéal pour ma vision serait entre deux positions. Il faut d’ailleurs bien faire attention au serrage autour de la tête, car en plus de modifier le confort de vision, il apporte du flous dans les angles que l’on supprime en resserrant ou desserrant de quelques millimètres le casque. Le réglage doit donc être très précis à ce niveau. Mais ici encore, je regrette que l’image ne remplisse pas plus le champ de vision, hors effets de jaillissement.

En conclusion, le casque HMZ-T1 peut-il remplacer un écran plat 3D ? Étonnement, je n’ai pas eu d’effet « mal de mer » ou de désorientation totale. L’impression est vraiment celle d’être dans une salle plongée complètement dans le noir. Et en terme d’immersion, même si l’image gagnerait à être plus grande, le fait d’être dans le noir complet offre un plus indéniable. La 3D sur un film me semble moins fatigante qu’avec un téléviseur : étant donnée la distance de l’image dans le casque, elle demande peut-être moins d’efforts de mise au point pour les yeux, mais cela reste techniquement à confirmer, c’est un ressenti. Je n’ai pas parlé du rendu sonore, point sur lequel je ne me suis pas réellement attardé, mais celui-ci m’a laissé une bonne impression de reproduction assez large du spectre sonore. Pas encore personnellement parfaitement conquis par la 3D, je trouve une nouvelle fois l’intérêt plus important sur les jeux que sur les films, c’est le même ressenti que j’ai eu avec les téléviseurs 3D à écran plat en général.

Au prix auquel est proposé ce casque, 800 Euros a priori, la dépense peut être valable si on habite seul dans un appartement. On aura une image de qualité, l’immersion dans le noir et le son à un bon niveau, le tout sans gêner les voisins, ni perdre de place chez soi. Je suis même convaincu que cette possibilité est à étudier sérieusement. L’idée est valable également si l’on est en déplacement en train ou en avion bien entendu. Par contre, si on a la place et que l’on est au moins deux, un grand écran plat 3D, voire un vidéoprojecteur 3D pour ceux qui ont vraiment de la place, me semblent plus adaptés.

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