VOD ou serveur vidéo personnel : Ultraviolet va-t-il mettre tout le monde d’accord ?

kaleidescape DV700Le monde des serveurs de stockage vidéo personnels a été quelque peu ébranlé ces dernières semaines avec deux annonces coup sur coup : Kaleidescape perd son procès contre le DVD CCA, puis Oppo doit supprimer la compatibilité avec la lecture des ISO Blu-ray de ses lecteurs multimédia.

La fin des serveurs de stockage vidéo ?

Kaleidescape a perdu son procès contre le DVD CCA : j’en ai parlé plusieurs fois sur ce blog, Kaleidescape était en procès depuis des années pour un problème de violation de la charte du DVD CCA remettant en cause tout simplement le concept même du serveur de stockage. Habituellement, on imagine que l’on insère un disque, que l’on possède, celui-ci est copié dans le serveur, puis le disque est éjecté et rangé dans sa boîte. Ensuite, inutile de sortir le disque, il est accessible à tout moment, depuis n’importe quelle TV de son réseau domestique. Pour résumer, le DVD CCA remet en cause un seul élément : lorsque l’on lit la copie qui a été effectuée sur le serveur, il n’y a aucune façon de savoir si le spectateur est bien toujours propriétaire du disque, si le disque n’était pas un disque de location, ou un disque emprunté à un ami ou à la médiathèque de la ville, ou encore si il n’a pas été revendu une fois la copie effectuée. Sans possibilité de faire cette vérification, le DVD CCA demande que le disque soit dans le lecteur à chaque lecture, la seule façon d’être sûr ! Cela remet en cause bien évidemment le concept même du serveur vidéo.

Pour le stockage des Blu-ray, Kaleidescape avait déjà prévu le coup en obligeant l’achat d’un changeur multi-disques qui est en même temps un coffre-fort à disques. Une fois que le Blu-ray est copié dans le serveur, le disque doit rester dans le changeur, même si il ne sera jamais lu de cette façon. Si l’on retire le disque du changeur, la lecture de la copie sur le serveur devient impossible. Imparable ! Le jugement n’a pas encore été complètement confirmé et Kaleidescape compte bien faire appel. En cas de confirmation de la sentence, Kaleidescape serait alors obligé d’appliquer la même règle que les Blu-ray pour les DVD, c’est-à-dire la présence obligatoire du disque dans le changeur. Ou plutôt l’un des changeurs, car les possesseurs de systèmes Kaleidescape possèdent souvent de très grosses collections de films et un changeur peut contenir 320 disques maximum.

Cette nouvelle ne va pas vraiment dans le sens du développement des serveurs vidéo… Qu’en sera-t-il pour les autres fabricants de systèmes qui ne possèdent eux pas de changeur dans leur gamme à leur disposition ? Et puis le concept du changeur va-t-il réellement plaire au consommateur final ? Passer d’un simple NAS à un ou plusieurs changeur de 40x40x20 cm, ce n’est plus du tout la même chose !

Évidemment, les majors n’ont aucun intérêt dans les serveurs vidéo. Ce qu’ils veulent, c’est vendre des films, qu’ils soient sur support physique ou en VOD. Le fait que le client puisse stocker cela chez lui en dehors de tout contrôle, en stockant aussi facilement ce qu’il n’a peut-être ou sûrement pas acheté, les professionnels du cinéma ne risquent pas d’aller dans ce sens de sitôt.

C’est ce que l’on voit en passant à la deuxième info marquante, la fin des ISO Blu-ray sur les produits vidéo. L’ISO Blu-ray est l’un des nombreux formats vidéo que l’on peut trouver dans un serveur de stockage vidéo de type NAS par exemple. Si Oppo est le premier à le supprimer de ses lecteurs multimédia, sous la demande expresse des plus grands studios de cinéma, à n’en point douter les autres vont suivre. Ce format non destructif qui permet de lire des Blu-ray sans avoir forcément le disque en sa possession ne peut avoir l’aval des professionnels du cinéma. Et Oppo n’est qu’un minuscule acteur des lecteurs multimédia, il est donc clair que tous ceux qui sont plus gros, comme Asus avec ses lecteurs O!Play, suivront la même voie en supprimant le support des ISO BD.

Ultraviolet : la bonne solution de remplacement ?

Ces deux dernières informations ne vont pas dans le sens d’un développement des serveurs personnels de stockage vidéo. Les studios ont visiblement envie de nous amener vers une alternative plus intéressante pour eux qui se trouve être la technologie Ultraviolet. En y réfléchissant de façon tout à fait objective, cette alternative pourrait bien devenir aussi plus intéressante pour le consommateur final qu’un serveur de stockage.

Le concept Ultraviolet est le suivant :

  • On crée son compte sur le site Ultraviolet (réservé aux USA et à la Grande-Bretagne pour l’instant)
  • On achète un film sur disque ou sur une plateforme VOD compatible comme Amazon, exemple : Les Marches du Pouvoir
  • Un code est inséré avec le film acheté, on entre ce code dans son compte Ultraviolet
  • Le film devient disponible sur tous ses appareils connectés, sur son smartphone, son iPad, en streaming ou en téléchargement, et ce pour 6 membres de la famille
  • Votre film est dans le cloud, stocké sans limite de visionnage, sans risque de le perdre, accessible dans tous les formats pour tous les supports.

ultraviolet

Pour lire ses films « Ultraviolet », il existe aux USA l’appli Flixster, mais les appli compatibles vont se développer rapidement. L’appli Flixster est déjà intégrée aux TV connectées Samsung (Smart Hub).

Malheureusement, le lancement d’Ultraviolet il y a quelques mois aux USA a été plutôt cahotique, les films ajoutés à sa bibliothèque n’étaient pas lisibles par Flixster… Ultraviolet a rattrapé le coup, mais l’image a été légèrement écornée. Ca continue et de nouveaux disques compatibles sont déjà annoncés chez les majors principales.

Et pour les films que l’on possède déjà ? Samsung (encore) a présenté au CES le mois dernier le premier lecteur Blu-ray capable de ripper ses disques et de les envoyer vers son compte Ultraviolet, et d’une pour les stocker en ligne, et de deux pour pouvoir les lire sur tous ses appareils connectés.

A priori, ce système n’a que des avantages ! J’entends d’ici ceux qui disent qu’il a l’inconvénient d’obliger l’achat des films et qu’il empêche le téléchargement illégal ou la copie de fichiers provenant de ses amis. Pour vous, sans perspective de licence globale à l’horizon, il y aura toujours des bâtons que les majors trouveront à vous mettre dans les roues.

Et pour ceux qui n’ont pas de connexion Internet ?

Ultraviolet a quand même un inconvénient. Ultraviolet poussé par les studios de cinéma ne prend pas en compte le fait que nous n’avons pas tous une liaison Internet haut débit. Et dans ce cas précis, Ultraviolet, malgré le concept alléchant, n’a plus aucun intérêt… On retombe alors dans la seule alternative intéressante qu’est le serveur de stockage vidéo.

Et puis il y a ceux qui veulent leurs propres films, stockés sur leur serveur, sans avoir à dépendre d’une liaison Internet parfois capricieuse, ou d’un système externe. Pour eux, les serveurs vidéo existeront pour longtemps encore. Mais sous quelle forme ? Avec un changeur multi-disques encombrant mais obligatoire ? En marge du marché avec des solutions limites en terme de respect des lois mais sans gros risque car plus que confidentielles ?

Ce qui reste le plus frustrant dans cette histoire, c’est la prolifération officielle des disques durs multimédia que l’on trouve partout, aussi bien dans les grandes surfaces que chez les plus grosses boutiques en ligne. On sait très bien que ces disques durs seront remplis de films copiés ou téléchargés de façon tout à fait illégale. C’est le but même de ces produits. Pourtant, ils restent en vente libre. Alors que les systèmes haut de gamme tels que ceux de Kaleidescape, et qui eux sont attaqués, sont utilisés par des passionnés de cinéma, qui ont mis une somme importante dans leur serveur, et qui ont d’autres choses à faire que de s’amuser à ripper des films.

Ce sujet n’est pas prêt de s’épuiser !

20 commentaires

  1. Effectivement le sujet n’est pas prêt de s’épuiser. Même si l’alternative Ultraviolet semble intéressante, encore faut-il qu’elle puisse s’impose dans des pays comme le nôtre. Apparemment en france, il y a encore quelques barrières qui doivent être levées. Sans compter le fait que les éditeurs puissent ajouter des restrictions à volonté, sans que l’utilisateur n’ait son mot à dire.
    Les serveurs de stockage ont encore des arguments pour l’utilisateur final.

  2. Bon, ce qui est sûr et certain, c’est qu’un jour où l’autre tout sera totalement dans le Cloud. A long termes, on ne pourra plus acheter des galettes et ça me semble normal.
    Le modèle économique est en plus bien plus rentable pour une major qui ne vendra que des bites en fagots au lieu de s’enquiquiner à fabriquer des galettes et des boîtiers. Du coup, on achètera les films moins cher, ils seront dispo facilement partout et on sera moins tenté de pirater.

    Regardez chez Apple… Aucun ordinateur Apple n’est capable même en 2012 de lire un film en Blu-ray… Ça n’existe tout simplement pas. Entrez au siège d’Apple monde avec une galette en Blu-ray et demandez à la lire… Pas de lecteur et pas de logiciels. C’est pourtant la référence Entertainment mondiale Apple non ? C’est tout simplement parce qu’Apple mise tout son modèle économique sur le Cloud et son Apple Store. C’est là qu’ils gagnent de l’argent, pas en vous aidant à acheter des films en Blu-ray sur lesquels ils ne gagnent rien. Ce qui est marrant dans tout ça, c’est qu’avec Apple, la seule façon d’avoir une bonne qualité c’est justement de télécharger un rip d’un Blu-ray en MKV…

    Vous me direz aussi… Mais nous on aime bien avoir un « truc dans la main » quand on achète un film… Eh bien ça ouvrera le marché à tout un tas de goodies que les sites pourront nous vendre en plus quand on acquerra les droits du film.
    De plus, juridiquement, on achète plus le droit de regarder le film que la galette elle-même. Donc depuis la première cassette vidéo de Star Wars que nous avons acheté, nous aurions dû avoir des rabais à chaque fois que nous avions acheté le même film sur un support différent. Normalement, on aurait dû nous donner avec chaque film un certificat d’acquisition des droits du film en bonne et due forme. Et ça c’est une des plus grosses escroqueries de ces 30 dernières années… Bref…

    Ultraviolet ou un autre système du même genre, c’est là que se jouera l’avenir à long termes, ça c’est une certitude.

    Concernant oppo, ces derniers ont tout simplement envie d’être en odeur de sainteté vis-à-vis de je ne sais quel organisme. Je ne sais pas quels sont les tenants et aboutissants dans cette marque et ce qu’elle désire faire à plus ou moins long termes, mais si elle supprime la lecture iso c’est qu’elle essaye de redorer son blason vis-à-vis des gros pour pouvoir lors de grosse partie de négociations s’asseoir sur le même banc qu’un Sony, Panasonic ou autre Samsung. Ce dont se fiche totalement les fabricants de player multimédia capable de lire tout et n’importe quoi.

    Qu’en pensez vous ?

  3. Et on reprend le même débat… bon, heureusement qu’en France, nous avons « l’exception » de la copie privée avec des serveurs comme BNM Vidéo.

    L’article évoque très justement le cas de ceux qui n’ont pas de connexion internet et de liaison haut débit, je rajouterai : et tout ceux qui sont au haut débit avec liaisons fluctuantes, au rythme où la fibre progresse en France, nos petits enfants auront peut être une chance de voir cela…

    C’est vraiment une solution américaine difficilement exportable, on connait très bien ce genre de grosse machine: pas de hot line joignable à tout moment en cas de problème, aucune information technique sur le film, comme pour la VOD : nombre de langues, différents formats sonores, etc…

    Le jour où vous avez un problème avec votre box (ce qui arrive fréquemment), vous n’avez plus rien ! Vive le cloud !
    Je ne parlerai pas du cas de Mégaupload qui bien qu’il hébergeait massivement des contenus interdits, servait également d’espace de stockage pour les entreprises (j’en connais !), qu’en est-il maintenant ? Faut qu’elles s’adressent au FBI ?

    Outre l’aspect technique de tout cela, il y a une volonté évidente de « dématérialiser » l’être humain en le fliquant, en le conditionnant et surtout en essayant de lui vendre plusieurs fois la même chose (comme les films par exemple !).

    Tout ceci ne laisse présager rien de bon…et ira bien au delà du microcosme technologique…

  4. Ah, pendant que je rédigeais mon 1er commentaire après celui de Chris Corse, le commentaire de Bruno Napoli est apparu, coïncidence…

    Je pensais également à Star Wars concernant mon exemple sur les films, je me souviens de la promesse… non tenue de la dernière édition de laserdisc reprenant la saga d’origine sans les modifications en jurant qu’elle ne serait plus jamais éditée… pour la revoir quelques années plus tard en DVD !

  5. Les grands esprits de rencontre Narbé,

    On a dématérialisé l’argent avec les carte bleus, les chèques et les virements bancaires… C’est super pratique tout de même. Moi je suis très content de ça.
    Aujourd’hui avec mes serveurs je fais le taff du Cloud, mais je sais parfaitement que mon business de serveur BNM Vidéo est à moyen/long termes dépassé, et c’est le cas de toutes les technologies du monde. Je réponds à un instant T à une demande X.
    C’est dans la logique des choses, un jour, c’ici 5 ou 6 ans, on aura presque plus de galettes et presque tout sur le Cloud. Ceux qui n’ont pas de connexion rapides seront un peu les parents pauvres, mais ils pourront certainement recevoir une sorte de clef USB avec le film dedans à charger dans la box.
    Et puis la box elle pourra aussi avoir une certaine mémoire cache de façon à pouvoir stocker les films en cas de panne du Cloud… Tous les scénarios sont possibles, mais on n’échappera pas à cette dématérialisation sur le Cloud. C’est les majors qui décideront de ça, elles mettront ça en place tranquillement, et Kaleidescape et moi on ira faire autre chose de nos vies…
    Franchement, moi je trouverai ça super d’acheter un film et de pouvoir l’avoir partout grâce à mon compte ultraviolet.

    Bruno Napoli

  6. Concernat la question de la dématérialisation des supports physiques (audio et vidéos), :

    Je préfére encore l’utilisation des serveurs de stockage CD/DVD,
    avec films en Blu-Ray stockés dans un changeur, et intégrés à l’interface du systéme (Request en est un bon exemple.)

    La copie de Blu-Ray sur systémes de stockage personnel est,
    contrairement à ce qu’affirme Kaleidescape et consorts,
    totalement antiéconomique (en termes d’espaces disques, d’electricité consommée, et de temps de copie.)

    Mieux vaut, comme chez Request, un mix constitué d’un serveur de stockage audio/video, et d’une platine 400 Blu-Ray de marque Sony,
    avec affichage des BR dans l’interface Request, aux cotés des CD, et des DVD.

    D’autant plus que cette solution permet la duplication des CD/DVD entre plusieurs emplacements physiques (plusieurs habitations, idélaes pour les résidences secondaires), et que tout le contenu multimédia disponible sur Internet est également accessible.

  7. Il y a plusieurs choses qui me gène. La première vient de la conclusion, en gros, ceux qui achètent un disque dur multimedia sont des pirates, ceux qui ont un systeme haut de gamme sont des passionnés « honnêtes ». Je crois qu’ici il y a un gros raccourcis avec lequel je ne suis pas d’accord.

    De plus, je pense qu’une solution comme ultraviolet gagnera surement sur le long terme et pourtant, je pense que cette solution est une hérésie pour le client final, qui sera tributaire du prestaire et du gestionnaire de droit.

  8. Merci pour cet intéressant article sur UltraViolet.

    Le concept semble effectivement alléchant, mais qu’en est-il de la qualité des vidéos stockées par UltraViolet dans le cloud ?

    Pas besoin d’une grande résolution ou d’un son lossless pour lire une vidéo sur tablette ou smartphone, mais sur un système Home cinéma c’est une autre affaire..

    C’est aussi un des intérêts des plus importants des serveurs de stockage, on a le film de disponible tout le temps dans sa qualité d’origine (DVD ou BluRay), mais ça m’étonnerait que UltraViolet mette à disposition une source en 1080p et DTS-HD/dolby TrueHD, et s’ils le font quelle connexion internet faut il ? J’ai déjà parfois du mal à lire du 1080p sur mon réseau CPL…

    Enfin – et pour moi c’est là le plus gros problème – avec ces différents systèmes basés sur le Cloud, qu’achète-t-on ? Un droit de visionnage temporaire ? Si la copie de ce que l’on a acheté est interdit et que tout repose sur un prestataire extérieur, tous les achats culturels ne sont que des locations à long terme, sans garantie de pouvoir garder ce que l’on a pourtant bien acheté..

  9. Philippe >

    Ne nous voilons pas la face : combien de personnes qui achètent des disques durs multimédia possèdent les disques des films et/ou des séries qui sont dedans ? On sait très bien que ce n’est pas la finalité de ces produits !

    A contrario, oui, les gens qui mettent plusieurs dizaines de milliers d’Euros dans des systèmes haut de gamme ont autre chose à faire que de télécharger. Ils ont les moyens d’acheter des disques par dizaines chaque mois.

    Et comme toujours, il y a des exceptions : des gens qui achètent des disques durs multimédia uniquement pour copier leurs films et les avoir toujours tous sous la main, même en déplacement ; et des gens qui achètent des gros systèmes haut de gamme mais qui téléchargent quand même (ou qui demandent que l’on télécharge pour eux).

  10. Giantpopples >

    Il y a évidemment ce problème de dématérialisation qui fait que l’on ne sait pas si les films que l’on a achetés en ligne à vie seront bien toujours disponibles. Et si Ultraviolet met la clef sous la porte ?

    La seule réponse à cela, et c’est la même chose pour les disques et les livres : tout acheter en dur. Le problème ne se pose plus. Il faut mettre dans la balance la facilité d’utilisation des média dématérialisés et le risque de tout perdre. Qu’est-ce qui compte le plus pour tout un chacun ?

    Autre question peut-être à se poser : peut-on se contenter de la VOD et ne rien « posséder » ? Ainsi on est sûr de ne jamais rien perdre. Et est-ce réellement un problème exceptionnellement de racheter un film que l’on a déjà vu, lorsque cela coûte 5 Euros le film, alors que l’on regarde rarement deux fois le même film ?

    Ou alors attendons la licence globale qui nous permettra d’avoir accès à tout et sans limite contre un abonnement mensuel. Même à 100 Euros l’abonnement mensuel, à rapprocher des 5 euros par film en VOD, ou bien 15 Euros en BD, sans compter le coût d’un serveur si l’on stocke…

  11. Je pense que la solution Ultraviolet se devra de proposer plusieurs flux différents selon le player. Et comme se sera du Streaming, la qualité sera poussée en fonction aussi de ce que peu encaisser le player. Il serait débile de pousser du Full HD 1080P sur une téléphone portable, même si le débit le permet.

    Concernant Ultraviolet sur les télévisions, il faut qu’il y ai un certain cache de plusieurs To chez le particulier pour qu’il puisse avoir un minimum de réactivité et surtout une qualité Bluray sur les films sont il a acheté les droits. Faut pas oublier qu’on parle de choses qui vont arriver dans 4 ou 5 ans et que d’ici là tout sera en 4K !!! On ne pourra plus pousser de la daube sur les écrans. Les tailles des disques durs vont aussi exploser, on aura moins de soucis de place.

    Le but c’est quoi en fait : où que je sois, je puisse avoir accès aux films dont j’ai acheté les droits de visionnage à vie. Donc je me logue sur ma télé, mon téléphone ou mon ordi portable et j’ai mes films qui arrivent en fonction de la bande passant et/ou du cache que j’ai chez moi.
    La qualité doit être adaptée au display.

    Et au fait : OUI !!!! 100% des gens qui ont des players multimédia avec disque dur intégrés sont des pirates ! TOUS !

  12. Cette manière de voir en Ultraviolet la solution ultime est d’une grande naïveté.
    D’un point vue uniquement technique sa serai effectivement LA Solution.
    Mais oublier juste un petit Truc… Les Majors.
    L’exemple de Star Wars que vous indiqués est pourtant claire.
    Pendant 30 ans on a fourgué le même film de la VHS THX (Si, Si !) au Blu-Ray (bientôt 3 D).
    Et vous penser sérieusement que les Majors vont renoncer à ça en passant aux dématérialisez ?
    Vous les prenez vraiment pour des enfants de cœur !
    Vous pouvez toujours rêvez en une licence a vie pour un film.
    – Vous aurez une licence pour 2 ans
    – Une licence pour 5 ans
    – Une licence pour le Week end
    – Une licence pour la version 2 K
    – Une autre pour la version 4 k
    – Sans oublier la licence du futur format en Odorama !

    Ah, vous voulez vraiment une licence à vie pour star Wars ? Pas de problème, elle coutera 5000 euros…
    Sinon, je suis d’accord avec vous, nous allons tous droit vers ce monde merveilleux…le Blu-Ray est le dernier format physique que nous aurons…au grand plaisir des Majors….

  13. Ce qu’il y a de génial avec ce type de sujet, c’est que ça génère toujours des débats passionnés voire houleux ! Je suis à peu près d’accord avec tous les précédents intervenants (Napoli, Chris, Philippe, Giantpopples et Den92).

    Ce blog a le mérite d’exister, de nous présenter des nouveautés et nous sommes tous très contents de pouvoir nous y exprimer. Je pense juste qu’il faut prendre un peu de recul et éviter tout angélisme sur ce qu’on essaye de nous « refourguer ».

    La notion de licence évoquée par Den92 est très juste !!!
    Attention de ne pas dire du mal de l’Odorama ! Je l’ai testé, c’est très bien ! (lol). T’as oublié la licence D-Box, quitte à obtenir une nouvelle dimension, autant que ce soit la meilleure…

  14. Loin de moi de dire du mal l’odorama. 🙂

    j’aimerai bien un jour tester cela…

    Et tu as raison, ce blog est unique.

  15. pour moi le principal problème des achats dématérialisés c’est qu’on est pas propriétaire, on a juste un droit d’usage personnel.
    Impossible de prêter, donner ou revendre le film ou la musique…
    Et quand la personne décède tient, les héritiers peuvent-ils regarder les films ou écouter les morceaux?
    Ca parait ridicule, mais avec du dématérialisé massif, imaginez ce qu’on pourrait amasser en une vie (si jamais les plateformes ont une durée de vie très longue, ce que personne ne sait aujourd’hui)

  16. Effectivement, on veut nous pousser à migrer vers le dématérialisé, mais les Majors ne veulent surtout pas investir pour que ce qui est proposé dans le « Cloud » soit identique à ce qui est vendu !

    En « achetant » un film en VOD, dispose-t-on des innombrables suppléments disponibles dans les version collectors des DVD/Blu-Ray ?

    En « achetant » un album de musique en ligne, dispose-t-on d’un livret digne de ce nom avec de belles photos, des paroles de chansons, les musiciens qui ont participé au projet ?

    Bien souvent malheureusement, la réponse est NON !

    Comme dit par Den92, même si, « sur le papier », les solutions type UltraViolet sont séduisantes… aucun doute que les Majors feront tout pour gagner de l’argent (qu’elles ne méritent pourtant pas souvent…)

    Imaginez-vous acheter un tableau ou une sculpture « dématérialisée » ? Pour une durée de 24h, 48h, 1 semaine ?
    Un film ou un album, selon moi, est une oeuvre (on parle bien de 7ème art ?) Alors pourquoi ne pourrais-je que les « louer » et non pas les acheter définitivement ?

    Même le côté « écologique » souvent prôné par la dématérialisation n’est pas absolument certain… car combien consomment les milliers de disques durs, de serveur et de routeurs qui permettent de gérer ces « films numériques » ?

    Bref… je suis peut-être vieux-jeu (pourtant je n’ai pas 40 ans !), mais rien ne vaut pour moi un achat « matériel » !

    PS : Pour Bruno entre autre, les technologies permettant de pousser un flux d’une qualité dépendante de la bande passante et/ou du player existent déjà ! Elles se nomment HLS chez Apple, Smooth Streaming chez Microsoft, et le consortium MPEG s’apprête à finaliser les spécifications du DASH ! Et le mieux, c’est que les encodeurs « pro » qui génèrent ces bibliothèques de VOD encodent dans toutes ces résolutions en une seule et même fois 😉 [Je le sais, ma société (ATEME) en produit :)]

  17. D’un point de vue de l’utilisateur, on s’attendrait effectivement a ce que l’achat d’un film, quelqu’en soit le support, nous rende proprietaire du « droit de visionner ce film » quelqu’en soit le support.

    De fait, un service comme uvvu semble etre une bonne voie a suivre, meme si incomplete.

    Mais comme certains l’ont fait remarquer, ca c’est le point de vue de l’utilisateur, les majors elles (je ne parle meme pas d’ayant droit, car souvent ce ne sont meme pas eux qui bloquent), ne l’entendront probablement jamais de cette manière et voudront toujours nous vendre/revendre/re-revendre/vendre^n leur film via tous les supports qu’ils pourront nous sortir.

    néanmoins, et comme la musique le subit a sa maniere actuellement, je pense qu’elles n’auront pas d’autres choix que de s’y faire, la population consomme du divertissement a la pelle desormais et il ne sera plus viable pour eux d’essayer de nous faire banquer 20x comme ils l’ont fait si bien avec leurs n versions de Star Wars par exemple.

    On a deja eu un léger mieux avec les combo bluray/dvd/copie digitale, mais ca reste encore, sur cette derniere, un beau foutage de gueule, puisque pourrée de DRM, obligation de s’enregistrer (et donc de se faire fliquer/profiler) et j’en passe.
    Sans parler de la qualité et du contenu de la dite copie digitale.
    Comme si bien dit, en version numérique on ne retrouve pas pour le moment le contenu des versions materielles, la encore il faudra bien que ca change.

    je pense qu’on est encore dans une phase de transition ou les majors ont compris qu’elles doivent lacher du leste et revoir leur « modele » economique, mais font tout pour retarder l’echeance, en faisant juste petit pas par petit pas.
    pour le moment, ils ne percoivent le cloud que comme une gagne-pain supplementaire et non alternatif. Ils se trompent, mais ca viendra, ils n’auront pas le choix.

    le dematerialisé subit encore son coté nouveauté, on nous le vend au meme prix que la materialisé en omettant bien volontairement d’evoquer l’enorme reduction de cout de production et donc l’augmentation enorme de marge:
    ils nous font le coup pour la musique, vendu le meme prix qu’en cd,
    ils nous font le coup pour la vod, vendu le meme prix qu’un dvd/brd,
    ils nous font le coup pour les livres numériques, vendus le meme prix qu’un livre papier, ils nous font le coup pour les jeux videos, vendus sensiblement au meme prix en dematerialisé qu’en version boite.
    bref, si on plonge maintenant (et je crains que pour la musique ca soit deja trop tard, Apple se gave litteralement), on va les conforter dans cette position.
    pour moi il est donc trop tot pour basculer vers le dematerialisé, ils ont encore des efforts enormes a faire pour le rendre juste et equitable, autant pour eux que pour le consommateur.

    pendant ce temps, le serveur personnel a encore de beaux jours devant lui pour qui peut se le permettre.

  18. Globalement, si je résume : étant donné l’état d’esprit des majors, il n’y aurait pas de solution idéale pour le consommateur final, le mercantilisme étant toujours le plus fort ?

    Il faut donc se contenter de ce qui existe, entre la TV live, la VOD, les disques physiques et le téléchargement plus ou moins légal. Est-ce que tout le monde n’y trouve pas son compte finalement, même si ce n’est pas forcément très pratique à l’usage ?

    N’en veut-on pas un peu trop ? Et puis si on partait de zéro, qu’est-ce qu’on veut idéalement ? Moi, c’est la licence globale : on paye chaque mois entre 50 et 100 Euros et on a accès à tout en permanence. De toute façon, il y a bien une limite, on ne peut pas regarder plus de X films par mois. Il faut juste trouver le bon ratio prix/moyenne de visionnage par personne.

    Et vous ?

  19. L' »alternative » Ultraviolet est UNE SAINTE HORREUR en ce qui concerne les données à caractère personnel.
    Pensez-y : une société, un groupe de personnes quelque part et NOTAMMENT des américains sait exactement ce que vous faites, ce que vous visionnez, combien de fois et quand.
    Même si vous êtes un lambda cela pourra ressortir n’importe quand, n’importe où ne serait-ce que pour vous mettre la tête sous l’eau ou vous imposer de faire quelque chose.
    Et si Ultraviolet décide (à l’instar de PayPal qui a décidé que si ses clients éditeurs voulaient continuer à pouvoir utiliser ses services ils ne devaient plus publier de littérature érotique) que vous ne devez pas regarder de manga ou que vous avez atteint votre quota de films intello vous êtes … dans la m*%£$ (et ne me dites pas que ça n’arrivera jamais, ça arrivera, ça arrive TOUJOURS).

    C’est donc NIET : le ripping individuel et avec ses propres moyens (un VLC en serveur ça fonctionne très bien) a encore de beaux jours devant lui.

    Au moins, je peux emporter ce que je veux sous le format que je veux sur le terminal mobile que je veux !

    db

  20. Je ne dis pas que Ultraviolet est la solution miracle. Vue d’un œil de geek, il est clair que ce n’est pas une bonne solution.

    Mais vue du côté du grand public, qui ne serait pas collectionneur mais simplement consommateur de flux divers, ce n’est peut-être pas si mal.

    La solution qui satisfera majors, geeks et grand public n’est pas prête de voir le jour !

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